L’effet yo-yo, tout le monde le connait : à force de persévérance, vous avez enfin perdu les quelques kilos qui vous dérangeaient. Mais comme chaque année, vous n’arrivez pas à maintenir le sport que vous pratiquiez plusieurs fois par semaine, ou les bonnes résolutions alimentaires deviennent impossible à tenir. Tristement, vous regagnez le poids perdu, quand ce n’est pas plus.
Quel mécanisme vous sabote ainsi ? Pourquoi est ce que le corps humain, un tel miracle d’évolution, n’est pas capable de tenir le poids que vous souhaitez, le poids sain. Comment arriver à un poids idéal et le maintenir ?
Avant de comprendre comment ça marche, j’ai moi-même été victime de l’effet yoyo, surtout quand je basais ma perte de poids sur la pratique quotidienne de la course à pied. Dès que j’arrêtais, je reprenais plus vite que je n’avais perdu (et j’arrivais à perdre vite !). Aujourd’hui, je peux me permettre des excès, de ne pas faire de sport pendant un mois, le tout sans conséquences dramatiques.
Survivre à tout prix : le mécanisme de préservation
Bon, dans la nature c’est pas tous les jours facile. Pour éviter de se retrouver à court, le corps va chercher à conserver son poids le plus possible. Ce qui implique de stocker dès que possible, et de sonner l’alarme quand vous perdez un peu trop vite.
L’alarme, vous la connaissez. C’est cette petite lumière qui s’allume en voyant une part de gâteau au chocolat. Mécanisme dur à contrôler, car inconscient et ancré depuis des millions d’années. Vous perdez du poids, le cerveau donne l’information que les temps sont durs, une opportunité de refaire le plein se présente (le gâteau au chocolat), il faut en profiter. Ce que le cerveau ne sait pas, c’est qu’un diner est prévu deux heures après, et que vous allez avoir une dizaines d’autres opportunités similaires le jour suivant.
Pour arriver à ses fins (manger la part de gâteau), le cerveau saura s’auto-convaincre : “j’ai bien couru ce matin”, “j’ai bien travaillé donc je le mérite”, “j’ai perdu 2 kilos cette semaine”… Pour cette raison, il n’est jamais bon de perdre trop vite, car ça déclenche ce type de réaction. Comme nous allons le voir, c’est lié à la vitesse à laquelle vous perdez du poids.
Le poids d’équilibre
Pour savoir si c’est la famine, votre corps garde en mémoire un certain poids, que j’appelle le poids d’équilibre. C’est une notion différente du poids idéal, qui est le poids “parfait” pour être en bonne santé. Le poids d’équilibre n’est pas lié à votre santé, c’est un poids “d’habitude”. Que ce soit dans un sens ou dans l’autre, le corps luttera pour y retourner.
Vous avez trop mangé au déjeuner, vous vous sentez un peu malade et vous allez sûrement manger léger le soir.
Vous avez couru plus longtemps que d’habitude, vous allez avoir un meilleur appétit.
Sur le long terme, vous avez donc tendance à conserver le même poids. Généralement, les prises de poids sont assez lentes (un kilo par an), sauf dans le cas d’un yoyo ou ça peut aller beaucoup plus vite, en perte ou en prise de poids.
La mauvaise nouvelle, c’est que quand vous avez du poids à perdre, votre poids d’équilibre est élevé. Il va falloir lutter pour perdre ces kilos, alors que vous allez voir des gens minces manger autant ou plus que vous.
La bonne nouvelle, c’est que le poids d’équilibre n’est pas fixe. Il semble immuable car il met du temps à bouger. Plus il se déplace vers le bas, plus il sera facile de maintenir quand vous aurez atteint votre poids idéal.
Alors, comment maigrir sans reprendre
Vous l’avez compris, un régime trop drastique va vous satisfaire sur le court terme, en perdant plusieurs kilos par semaine… mais vous décevoir d’autant par la suite, quand vous allez reprendre le poids perdu, voir plus. Votre poids d’équilibre n’a pas eu le temps de changer, votre corps panique et vous sur-compensez une fois atteint un poids qui vous convient.
Je suis toujours surpris de voir des gens vouloir perdre en quelques semaines (avant les vacances par exemple), le poids qu’ils ont mis des années à prendre, des années d’abus et d’excès. Ce n’est pas aussi facile.
La solution, c’est une perte lente. Par exemple avec le Fasting, j’ai fait en sorte que ce soit un kilo par semaine. C’est suffisamment rapide pour être motivant, et suffisamment lent pour que le corps s’adapte progressivement à ce nouveau poids. Quelle que soit la pratique sportive, et sans régime particulier.
Les bonnes habitudes acquises et pratiquées sur la durée restent, même quand vous arrêtez. Le résultat, c’est des exemples comme Guillaume, qui a continué à perdre même après 6 mois de Fasting. Aujourd’hui, il n’a toujours rien repris, et peut se permettre des excès occasionnels : il a réussi à transformer son poids d’équilibre de 140 kilos en un poids idéal de 98 kilos.
Alors si vous perdez lentement, pas de panique. Vous avez au moins la satisfaction d’une perte stable et définitive. Tout ce qui compte, c’est d’aller dans la bonne direction !







Excellent article, qui résume l’essentiel. Maigrir lentement, mais sûrement et de façon durable.
Tout ce qui est trop rapide est éphémère et ne permet pas au corps de s’adapter.
Encore un superbe article.
Oui c’est une longue route de réparer les erreurs passées…les excès…mais avec la volonté et le Fasting, je dirai en moyenne qu’au bout d’une année, cela peut être fait.
Avec la volonté, la patience, la rigueur, beaucoup de personnes seraient étonnées de se voir transformées.
Merci JB de nous motiver
Article génial ! je ne connaissais pas cette notion de poids d’équilibre, qu’il faut faire baisser peu à peu.
Merci JB pour ces éclaircissements.